Mémoire

Les tout débuts (1)

Écrit par Sub' Samedi, 02 Octobre 2010 00:00

Après quelques essais, comme des mises en scène d’« Enquête pour un fait divers » de Claude Prin, « La Bonne vie » de Michel Deutsch et « Revoir la mer » de Jean Pierre Thibaudat, l’acte fondateur du SUB’THEATRE sera un texte écrit par Philippe Lipchitz sur la Guerre de 1914. Le choix du monologue indique assez qu’il s’agit de Théâtre Intime.

 

A cette époque-là, dans un département comme l’Eure et Loir, dans une ville comme Chartres, il n’était pas question d’aménagement du territoire : quelques représentations isolées dans un Théâtre Municipal mal dégagé des fastes bourgeois du Second Empire. Pour le reste le Théâtre amateur faisait l’affaire. Ne nous y trompons pas, ce théâtre-là dont on veut bien aujourd’hui, ici ou là, chanter les louanges, bien qu’autoproclamé héritier de Vilar et de la décentralisation, véhiculait en fait les esthétiques les plus éculées et les discours les plus conformistes.

 

Nos premiers spectacles seront subventionnés par le Département du Val d’Oise, coproduits par le Centre Culturel d’Argenteuil. C’est aussi dans les établissements scolaires de cette banlieue-là que la compagnie fait ses premières armes d’action culturelle : nous conduisons des cycles d’animation dans les établissements scolaires du secondaire.

 

Dans ce cadre-là, d’autres spectacles verront le jour, tous interrogent de notre histoire récente de « Mes Andromaque(s) » à « Femmes An Quarante ».

 

A l’exception de « Mes Andromaque(s) », ces spectacles sont représentés à Chartres : tantôt au Forum de la Madeleine, tantôt à la Collégiale Saint André, en bord de l’Eure.

 

 

Le temps des investissements de lieux (2)

Écrit par Sub' Vendredi, 01 Octobre 2010 00:00

 

Le véritable rendez-vous avec l’Eure et Loir, prendra la forme d’un parcours spectacle au Musée des Beaux Arts de Chartres où les conservateurs nous invitent à créer un spectacle autour de la fameuse Bande d’Orgères.

Poursuivant notre travail d’enracinement, nous persistons la même saison, et signons un nouveau projet, encore plus radical, d’investissement de lieu en nous emparant du bâtiment des bains douches municipaux promis à la destruction. Loin de toute thématique régionalisante, nous travaillons cette fois sur le mythe d’Electre. Ce sera notre « Electre aux bains douches ».

 

 

La découverte d'un territoire (3)

Écrit par Sub' Jeudi, 30 Septembre 2010 00:00

Suivront des années d’errance avec notamment une création qui nous tient particulièrement à cœur, consacrée à Rimbaud et jouée en performance dans les établissements scolaires. Nous commençons notre travail qu’il est convenu de nommer «maillage du territoire ». nous interrogeons le lien qui ne peut manquer d’exister entre notre pratique d’intervenant dans le monde scolaire et notre travail de création.

Apparaît également, pour la première fois, la référence, qui deviendra entêtante, aux années soixante et une appropriation d’un théâtre qui n’hésiterait pas à flirter avec le boulevard, la caricature de notre goût toujours plus affirmé pour la comédie. Cela donne « Veaudevilles Sixties » dont nous donnons d’abord une série de représentations à Chartres dans un endroit branché du moment, privé faute d’un soutien municipal, « Le grenier du Moulin » avant de s’engager dans une aventure de tournée dans le département.

   

Le retour/détour par le Répertoire (4)

Écrit par Sub' Mercredi, 29 Septembre 2010 00:00

Et puis est venu le temps d’une pause. L’envie de travailler des textes fondateurs. Comme on dit le Répertoire. Nous nous lançons dans deux aventures consécutives; d’abord avec Beaumarchais et sa folle journée, ensuite nous abordons Britannicus et Racine. Chaque fois, un travail de réécriture précède le montage. Nous opérons une soustraction de manière à ne conserver qu’une distribution de cinq acteurs qui jouent cinq personnages. Ce resserrement tire « Le Mariage de Figaro » vers « Les liaisons dangereuses ». Quant à Britannicus l’ablation de Burrhus et d’Albine noircit encore la tragédie : il ne saurait y avoir de choix pour Néron. Au fond, nous allons jusqu’au bout de la désespérance janséniste. Nous commençons également à explorer le patrimoine bâti de notre territoire, allant jouer de château en château.

 

 

Un théâtre de la Jeunesse (5)

Écrit par Sub' Mardi, 28 Septembre 2010 00:00

Abandonnant provisoirement l’écriture, nous avons rencontré le théâtre jeune public sur notre route (« Les vies imaginaires d’Arthur Rimbaud » ne se revendiquait pas spectacle Jeune Public). Le premier travail que nous proposerons aux enfants des écoles et collèges sera une adaptation d’un roman de Patrick Modiano : « Catherine Certitude ». Une plongée nostalgique dans l’enfance d’une petite fille, danseuse, myope et parisienne avant de devenir new-yorkaise. C’était aussi une proposition de spectacle pour les petites communes ne possédant pas de salle de spectacles. Un vrai succès. Nous avons renoncé à compter le nombre de représentations.

   

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